Laurence Montceau

 

Laurence Montceau, artiste plasticienne

Vit et travaille à Chartres en Eure-et-Loir

6 rue du Maréchal-de-Lattre-de-Tassigny

28 000 Chartres - Tél : 09 71 23 78 41 - P : 06 37 68 62 01

laurencemontceau@orange.fr

 

N° Siret : 511 441 271 00018
N° Maison des artistes : M911392

 

Parcours :

24 ans d’expériences plastiques (peinture, art in situ, installation, céramique, land'art, livre objet...)

Exposition depuis 13 ans environ

- Formation de paysagiste concepteur Enithp Angers (actuel Agrocampus ouest)
- Formations continues en arts plastiques : ‘Atelier 2’ à Villeneuve d’Ascq et la ‘Grille Bleue’ à Chartres
- Formations ponctuelles au contact de divers artistes : Sandrine Blin, Senêt, Onyx de Writz, Marie-Christine Bourven, Romuald France, Dominique Legros...

 

Membre actif de l'association 'Salon d'arts du Thymerais' organisatrice de la biennale d'art contemporain du Thymerais (prochaine édition en octobre 2018)


Techniques mixtes en peinture (acrylique, encre, pastel gras, pastel sec, fusain, collage, monotype, gravure...)

Installation et sculpture (céramique, pierre, bois,...).


Art in situ et land'art

 

Propositions de stages et d'ateliers

Adaptation à toute demande de stage ou d'accompagnement d'atelier pour tous les niveaux et tous les publics (individuel, groupe, scolaires, maisons de retraite, professeur des écoles...) - technique diverses, monotype, land art...

Accompagnement de groupe constitué (collectif d'amis, comités d'entreprise, anniversaire...) pour une initiation au land art ou la création d'œuvre collective land art, endadrement d'ateliers land art lors de manifestation dans et en lien avec la nature, lors d'ateliers de concertation en lien avec le paysage...

Merci de me contacter pour connaître les diverses propositions, les programmes, les prochaines dates et les tarifs.


Actualités

Exposition collective de livres d'artistes 'Délires de Livres' 2018 organisé à Viroflay à l'Ecu de France de mi-avril à fin mai 2018


Démarche

La série d'assemblages monotype

Promenade mystérieuse

J’encre, j’imprime, J’encre, j’imprime…J’encre,

j’invente, chemine avec l’aléatoire,

je réimprime… encore et encore.

Avec la technique du monotype, ces gestes répétés m’ont permis d’accumuler nombre d’images.

Quel chaos toutes ces feuilles amassées, entassées, toutes ces impressions d’instants gravés sur le papier.

J’étale ces feuilles devant moi, pioche, tri et taille dans cette matière disponible, dans les strates du temps.

Je sélectionne, déchire, découpe.

Tous ces fragments deviennent mon vocabulaire, mes notes.

Je les apprivoise, les juxtapose, les combine pour une nouvelle mise en espace en créant des liens et des silences.

Ils sont autant de graines transportées par mon souffle, ma main.

Ils se déposent, germent et créent de nouveaux paysages, jardins ou territoires à explorer.

 

Laurence Montceau - 2016

 

La série d'œuvres sur carton (pigments, encres, brou de noix...)

Le flux et le reflux

Mes œuvres ne font que suggérer. Par un travail d’estompage, d’essuyage, de grattage et de griffures, j’offre des images usées, patinées qui révèlent en transparence une réalité invisible.

Sous ma main qui passe et repasse, comme sous le flux et le reflux de la marée, les paysages se dévoilent, s’altèrent et se transforment pour ne devenir qu’illusion. Seule la sève, l’âme qui les habite reste inscrite sur le carton. Ce support est un compagnon, complice, sensible et magique de mes recherches picturales. Il boit et imprime toutes mes promenades et toutes mes navigations intérieures, même les plus fugaces.

Les univers mystérieux que je vous invite à explorer se situent bien souvent entre drame et espoir. Mes paysages sont autant de friches en devenir, une ouverture vers de multiples possibles.

Laurence Montceau - 2014

 

Inspiration générale

Mes sources

Mes sources, mes ressources : le paysage.
Paysage sans limite ou escarpé, rocailleux ou verdoyant,
aride ou ruisselant, féroce ou lumineux...
Là où la nature est forte,
là où se conjuguent harmonieusement le végétal et le minéral.
Les friches aussi,
là où la nature reprend ses droits, dans une belle confusion.
Des heures d’observation, de communion, d’imprégnation.
Des paysages qui s’agitent en moi, se composent,
se décomposent, se recomposent.

 

Laurence Montceau - 2012


Aventure d'atelier

La main qui court

Aucune intention, aucune image ne précède le moment où je commence à peindre. J’arrive à l’atelier, animée par la simple envie de faire, d’agir. L’esprit disponible, je me laisse porter par le flux d’énergie qui m’a guidée là. J’ouvre les portes des profondeurs. Olivier Debré parlait non pas d’abstraire mais d’extraire. Je trouve ce mot parfaitement juste.

 

Je regarde mes couleurs, mes outils. Les pinceaux, sans surprise, ne me satisfont plus. Des objets détournés de leur fonction initiale les ont rejoints et sont tous à portée de main. Lequel aura ma faveur ce soir ? J’en saisis un. Mon premier geste est décisif, les autres s’enchaînent, l’aventure commence ; la petite musique intérieure se met en route. Le tempo est en général assez rapide.

 

Je laisse faire ma main. J’étale, frotte, colle, gratte, essuie, griffe, ‘grafouille’. Le papier réagit. J’aime ce support que j’expérimente depuis quelque temps. Il boit, sature et m’étonne à chaque instant. La toile est plus inerte. Le dialogue s’instaure avec l’œuvre, le tableau germe, s’équilibre. Je m’y promène tranquillement et à chaque seconde plusieurs chemins sont possibles. Choix après choix, j’avance.

 

Je vis chaque œuvre comme une aventure dont je ne connais pas la finalité. C’est un instant de grande liberté. Cette liberté-là est née un jour après une quinzaine d’années de pratique.

 

Quand je sens l’énergie faiblir et le dialogue se ramollir, j’abandonne pour reprendre ma route plus tard. J’y reviens et chemine jusqu’au sentiment d’équilibre, d’achèvement.

 

Alors le tableau poursuit sa vie sans moi. Je prends le temps de l’écouter tout en sachant que je ne ferais jamais le tour de toutes les histoires qu’il a à raconter. Il continue de s’enrichir au travers du regard des autres. Et quand quelqu’un entre dans son intimité, c’est un instant de magie suprême…

 

Laurence Montceau - 2008